Maneki Neko : le chat japonais porte-bonheur

août 07, 2019

Maneki neko

Si vous avez la chance de visiter le Japon, vous aurez sans doute de nombreuses occasions de voir des petites statuettes de chat avec la patte levée posées à l’entrée des commerces, restaurants et parfois même chez les habitants. Ce chat est appelé maneki neko en japonais. Mais alors… kesako ?

Qu’est-ce que le maneki neko ?

Tout d’abord, « maneki neko » en japonais (招 き 猫) signifie littéralement « le chat qui accueille » ou « le chat qui invite ». Il s’agit d’un porte-bonheur traditionnel japonais représenté par un chat assis, souriant et levant une ou deux pattes avant. Ce chat porte-bonheur est fêté le 29 septembre au Japon et son histoire intéressante remonte à très loin.

boutique de maneki neko au Japon

Pourquoi un chat et d’où vient-il ? Les légendes liées au Maneki neko

L’histoire du maneki neko est assez floue. Il existe en réalité plusieurs légendes qui raconte l’histoire de ce chat mais la plus populaire est celle qui met en scène un riche seigneur nommé Naotaka Ii.

Le chat du temple et le seigneur Naotaka Ii

Durant la période d’Edo (1603-1867), à l’ouest de Tokyo, se trouvait un temple dans un piteux état. Il était tenu par un prêtre très pauvre dont le seul compagnon était un chat baptisé Tama avec qui il partageait ses maigres ressources. Un jour, le riche seigneur Naotaka Ii passa près de ce temple en rentrant de la chasse quand un violent orage éclata dans le ciel. Il se réfugia sous un arbre, juste en face du parvis du temple sur lequel se tenait le chat Tama. Celui-ci était en train de faire sa toilette, il se léchait les pattes et les passait derrière ses oreilles. Le seigneur fut intrigué par ce chat et, pensant que l’animal lui faisait signe de venir, quitta son refuge pour s’en approcher. Quelques secondes plus tard, la foudre frappa l’arbre sous lequel il s’était abrité plus tôt.

Sans ce chat qui semblait l’inviter avec sa patte levée, le seigneur Naotaka Ii ne serait plus de ce monde. Il fit la connaissance du pauvre prêtre et constata l’état délabrée du temple. En signe de reconnaissance, le seigneur offrit assez d’argent au prêtre pour restaurer le temple et vivre une vie confortable. A la mort du chat, une statue fut édifiée à son effigie, le représentant assis avec la patte levée en souvenir de ce jour d’orage. Dans la région, tout le monde considérait que ce chat avait apporté fortune et bonheur à son propriétaire, c’est pourquoi la statue du chat fut copiée puis placée dans les maisons et à l’entrée des commerces. Le maneki neko est né.

Temple GotokujiStatuettes de maneki neko au temple Gotokuji.

Le temple dont parle la légende serait le temple Gotokuji situé dans le quartier de Setagaya, à l’ouest de Tokyo. Vous pourrez y retrouver un autel recouvert de nombreuses statuettes du maneki neko, déposées par ceux qui caressent l’espoir d’attirer la chance et de faire bonne fortune.

La courtisane

Une autre légende raconte l’histoire d’une courtisane nommée Usugumo qui vivait avec son chat à Yoshiwara, à l’est de Tokyo. Une nuit, son chat agrippa son kimono et se mit à tirer dessus sauvagement. La courtisane essaya de l’en empêcher mais rien n’y faisait, et le chat continuait d’abîmer son beau kimono en tirant dessus. Elle décida alors d’appeler à l’aide et le propriétaire de la maison close accouru, son sabre à la main. Croyant que le chat était possédé, il lui trancha la tête d’un seul coup. La tête du chat vola dans les airs et, dans un dernier souffle, mordit et tua un serpent qui s’apprêtait à attaquer la courtisane.  

Après avoir réalisé que son chat essayait de la protéger du serpent, Usugumo était effondrée par la mort de son fidèle compagnon à quatre pattes. Pour la consoler, un client sculpta une petite statue en bois représentant son chat, une patte levée comme pour prévenir du danger. C’est ainsi que la tradition du maneki neko serait née.

La vieille femme

Dans cette légende, une vieille et pauvre femme fut obligée de vendre son chat pour survivre. Peu de temps après, son chat lui apparut en rêve et lui dit de créer une statue en argile à son effigie. Dès son réveil, elle obéit, réalisa une petite statue de son chat et réussit à la vendre. Elle en fit d’autres et de nombreuses personnes venaient acheter ses statues qui étaient devenues populaires. C’est ainsi que la pauvre femme devint riche grâce à son chat. Et, pour la troisième fois dans cet article, la tradition du maneki neko était née.

Le chat japonais qui apporte la chance, l’amour et la fortune

Traditionnellement retrouvé à l’entrée des commerces ou posé en évidence dans les foyers japonais, cette statuette de chat est réputée pour être un puissant porte-bonheur qui attire la bonne fortune, la chance et la prospérité à quiconque en possède une. Le pouvoir de ce chat japonais va dépendre de la patte levée, de sa couleur et des symboles dessinés sur son ventre. C’est ce que nous allons voir…

Le geste du chat qui invite

Pourquoi est-ce que le maneki neko signifie « le chat qui invite » ? Et pourquoi donc ce chat a-t’il une patte levée près de son oreille ?

maneki neko patte droite levée

Cela peut nous paraître étrange, à nous Occidentaux, mais ce geste est très proche de la façon qu’ont les Japonais de faire signe de venir. En effet, les habitants du Japon (et de Chine) invitent les personnes à venir en levant la main paume vers l’extérieur et en abaissant le bras et les doigts plusieurs fois vers l’avant. Dans la légende la plus courante du maneki neko, le seigneur Naotaka Ii confond ce geste avec le mouvement que fait le chat lorsqu’il se nettoie derrière les oreilles avec sa patte.

Depuis que ce chat porte-bonheur a traversé les frontières pour arriver jusqu’en Occident, il en existe certaines versions qui ont la paume tournée vers l’arrière pour rappeler le geste d’invitation occidentale.

Les maneki neko peuvent lever la patte droite, la patte gauche ou parfois les deux en même temps. Si le chat lève la patte gauche alors il va attirer les clients, tandis que s’il lève la patte droite, il attirera la fortune et la chance. Ou l’inverse. En effet, la signification de la patte levée peut être différente en fonction de l’époque et des régions ; et les croyances à ce sujet sont diverses et variées.

Quoi qu’il en soit, les Japonais semblent s’être mis d’accord pour affirmer que plus la patte du chat est haute, plus il attire la chance (ou plus la chance vient de loin). Au fil du temps, les pattes du maneki neko sont devenues de plus en plus hautes, il est même possible de déterminer son époque en fonction de cette hauteur.

Chat maneki neko solaire - Univers du JaponChat japonais Porte-bonheur Solaire - Univers du Japon

Certaines versions plus modernes du maneki neko ont la patte levée qui se balance d’avant en arrière grâce à une pile ou un capteur solaire. Ce maneki neko solaire répétera alors inlassablement son geste de bienvenue.

Les variations de couleur du chat japonais porte-bonheur

Selon la couleur de la statuette, le maneki neko n’aura pas forcément la même signification.

  • Tricolore : c’est la version la plus populaire de ce chat, il est blanc avec des taches noires et rousses. La couleur de ce pelage est très rare chez les bobtails japonais, la race du chat qui servit de modèle au maneki neko. Au Japon, ce pelage « triple fourrure » est appelé mi-ke.
maneki neko tricolore
  • Blanc : c’est la deuxième version la plus populaire. Le blanc est symbole de pureté et de bonheur au Japon.
maneki neko blanc
  • Noir : cette couleur est censée éloigner les esprits maléfiques. Les chats noirs sont populaires auprès des femmes car ils sont connus pour tenir les agresseurs à distance.
maneki neko noir
  • Rouge : c’est une couleur de protection associée à la santé, elle est censée repousser les esprits maléfiques et les maladies.
maneki neko rouge
  • Doré : cette couleur est associée à la richesse et attire la fortune financière.
maneki neko dorée
  • Vert : le maneki neko vert est associé à la réussite scolaire et universitaire.
maneki neko vert
  • Rose : loin d’être traditionnelle, cette couleur est devenue populaire et est associée à l’amour.
maneki neko rose

    Les différents attributs du Maneki neko

    Ce chat emblématique est souvent représenté avec des symboles dessinés sur le ventre ou des objets entre ses pattes. Le plus souvent, le maneki neko porte autour du cou un collier rouge avec une petite clochette et une bavette décorative. Ces attributs représentent les accessoires qui étaient portés par les chats des riches propriétaires de l’ère d’Edo.

    Parfois, le maneki neko tiens une grosse pièce d’or contre son ventre, appelé Koban. Cette pièce d’or était utilisée pendant l’ère d’Edo au Japon et valait un Ryô, la monnaie courante à cette époque (aujourd’hui remplacée par le Yen). La plupart des Koban portés par les maneki neko sont marqués d’une inscription qui précise que cette pièce vaut dix millions de Ryô. Inutile de vous préciser que cet attribut symbolise la richesse et aide le chat a attiré la chance et la fortune à son propriétaire. D’ailleurs, il n’est pas rare de voir des Japonais déposer une pièce sur la statuette, tout comme un Occidental jetterait une pièce dans un puits ou une fontaine.

    maneki neko et pièce d'or

    Où acheter un Maneki neko ?

    Qui dirait non à un peu de bonheur, fortune et richesse ? Surtout quand le porte-bonheur ressemble à un chat aussi mignon que le maneki neko.

    Allez jeter un coup d’œil à notre collection de Maneki Neko, vous y retrouverez de nombreux maneki neko sous différentes formes. Ce chat emblématique a été depuis longtemps décliné en différents produits : bracelet maneki neko, statuette, carillon, porte-clé ou même des tirelires.

    Souhaitez tout le bonheur et la chance à vos amis en leur offrant ce porte-bonheur japonais et attirez la bonne fortune et la prospérité au sein de votre foyer !

    carillon-porte-bonheur-chat-japonais-maneki-neko.Carillon Porte-bonheur chat japonais Maneki neko - Univers du Japon

    Pour plus d’informations sur la culture japonaise, n’hésitez pas à suivre notre blog sur le japon.


    Laisser un commentaire

    Les commentaires sont approuvés avant leur publication.