Vêtements japonais traditionnels : 7 basiques à connaître

janvier 14, 2020 5 min de lecture

vêtements traditionnels japonais

La culture japonaise est extrêmement riche et subtile, elle fascine les pays occidentaux depuis la nuit des temps. Un des aspects qui caractérise si bien cette richesse culturelle se retrouve au niveau vestimentaire. En effet, bien loin de nos habits occidentaux, les vêtements japonais traditionnels témoignent de l’élégance nippone qui a su traverser les siècles. Dans cet article, nous aborderons sept vêtements japonais traditionnels à connaître.

Le kimono

kimono japonais

Si l’on vous parle de vêtement japonais traditionnel, la première image qui vous vient en tête doit sûrement être celle d’un kimono. En effet, cette longue robe aux manches larges est devenue un véritable symbole de la culture nippone. Même si, de nos jours, la plupart des Japonais ont adopté un style vestimentaire occidental, le kimono est encore porté pour les grandes occasions comme un mariage, une cérémonie ou un festival.

Le saviez-vous ? Autrefois, le terme kimono désignait tous les vêtements. En effet, ce mot japonais pourrait se traduire par « chose que l’on porte sur soi ». Après l’ouverture du Japon sur le monde et l’arrivée du style vestimentaire occidental, la signification du mot kimono s’est limité au vêtement japonais traditionnel. Pour en savoir plus à ce sujet, vous pouvez aller jeter un coup d’œil à notre article sur l’histoire du kimono japonais.

Il faut savoir que le port du kimono répond à des règles très précises. L’art de revêtir ce vêtement porte le nom de kitsuke en japonais, il nécessite énormément de pratique et de savoir-faire. De plus, un véritable kimono traditionnel coûte cher, moins de 40% des Japonais en possèdent un. Ces deux raisons ont participé au déclin de cette tradition au fil des siècles. Cependant, ce vêtement intemporel est loin d’avoir dit son dernier mot. Entre les services de location et les progrès en matière de fibres synthétiques, porter un kimono est devenu accessible à tout le monde. Il ne reste plus qu’à savoir comment bien porter le kimono japonais

Le yukata

yukata

Très souvent confondu avec le kimono, le yukata est un vêtement traditionnel beaucoup moins formel, inadapté pour les cérémonies ou autres événements à caractère officiel. Contrairement au kimono qui est fait de soie ou de laine, le yukata est une sorte de kimono d’été, léger et décontracté, en coton. A l’origine, ce vêtement était utilisé par la classe aristocratique à la sortie des bains ou comme habit de chambre. De nos jours, le yukata est couramment porté lors d’événements estivaux comme les festivals et les feux d’artifice. Bien que cela ne soit pas toujours évident pour un occidental, il est très important de savoir faire la différence entre un yukata et un kimono pour éviter toute situation malaisante. Par exemple, se rendre à une cérémonie du thé en yukata pourrait être très mal vue.  

Le Haori

haori

Le haori est une veste japonaise traditionnellement portée par-dessus le kimono. Bien que la coupe et le tissu du haori soient généralement identiques à ceux du kimono, la veste ne se ferme pas en croisant les deux pans. Elle se porte ouverte ou bien nouée sur le devant à l’aide d’une petite cordelette, le but étant de laisser apparaître les belles couleurs du kimono et de la ceinture obi.

La veste haori est portée au quotidien, aussi bien par les femmes que par les hommes. Ce vêtement traditionnel japonais est à l’origine de la fameuse veste kimono qui fait ravage dans les défilés de mode. Ample, léger et facile à porter, le haori a été rapidement adopté par les occidentaux comme veste d’été, vêtement d’intérieur décontracté ou encore pièce maîtresse d’une tenue chic et distinguée.

Le Jinbei

jinbei

Le jinbei est un habit traditionnel japonais principalement porté par les hommes comme vêtement d’intérieur. Composé d’un pantalon court et d’une veste à manches courtes assortis, ce vêtement deux pièces est en coton afin de laisser respirer la peau. De ce fait, le jinbei est très apprécié en été où il peut être porté au même titre qu’un yukata. La veste du jinbei se ferme en croisant les deux pans comme un kimono mais ne nécessite pas de ceinture obi, elle se ferme sur le côté à l’aide de petites cordelettes. La couleur de ce vêtement est généralement sobre, dans les tons bleus, noirs ou gris, avec des motifs géométriques très discrets (comme des rayures). Du fait de son tissu léger et de sa coupe ample, le jinbei est très apprécié comme pyjama ou vêtement d’été, que ce soit par les Japonais ou les occidentaux.

Le Hakama

hakama

Le hakama est un pantalon japonais traditionnel large et plissé. Autrefois, ce vêtement était réservé aux nobles et aux samouraïs, hommes comme femmes. Le hakama est porté par-dessus le kimono et resserré au niveau de la taille. De nos jours, ce pantalon large est utilisé comme tenue de combat dans certains arts martiaux comme l’aïkido. Il peut également servir de vêtement de cérémonie lors d’un mariage ou d’une cérémonie de diplôme, par exemple.

Les sandales Geta

geta

Les geta sont les sandales japonaises traditionnelles par excellence. Ces chaussures sont composées d’une semelle en bois surélevée, ou non, sur une ou deux plateformes appelées des « dents ». Le pied est maintenu sur la semelle grâce à la lanière en tissu épais. Les dents peuvent varier en hauteur et en largeur, suivant le type de geta. Perchés sur leur semelle en bois, les Japonais peuvent ainsi se déplacer sans abîmer leur kimono par terre.

Autrefois, les sandales geta étaient portées par toutes les classes sociales, à toutes les saisons et toutes les occasions. Dorénavant, le port de geta est bien souvent limité aux occasions spéciales comme un festival ou une cérémonie traditionnelle. Seules les geishas continuent de porter ces sandales en bois au quotidien.

Même si ce n’est pas l’idée que l’on peut s’en faire à première vue, les geta sont des chaussures confortables, décontractées et excellentes pour soulager les maux de dos. N’hésitez pas à parcourir notre blog pour en savoir plus sur les geta japonaises.

Les chaussettes Tabi

tabi

En japonais, le terme tabi signifie « sac à pied », une image amusante pour désigner ces fameuses chaussettes japonaises traditionnelles à deux doigts. Mais pourquoi diable vouloir séparer le gros orteils du reste des orteils ? Tout simplement pour pouvoir glisser la lanière des geta entre les orteils.

Les véritables chaussettes tabi sont blanches, en coton, et présentent une semelle plus épaisse qu’une chaussette classique. De plus, le tissu n’est pas élastique et les chaussettes se ferment à l’arrière avec des accroches métalliques. Cette particularité s’explique par le fait que, au Japon, les chaussures sont retirées à l’entrée des maisons et temples. Grâce à sa semelle épaisse, la chaussette tabi fait ainsi office de chaussons une fois à l’intérieur.

De nos jours, il existe une multitude de chaussettes tabi de toutes les couleurs avec un tissu élastique semblable à nos chaussettes occidentales. La particularité des tabi présentent de nombreux bénéfices pour la santé des pieds. Par exemple, la séparation du gros orteils des autres permet un meilleur équilibre du corps donc une bien meilleure posture. De plus, cela stimule la circulation du sang, améliore la régulation de la sueur et favorise le mouvement naturel du pied.


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